Nouan sur Loire

Le 14 octobre 1765, Claude César Moreau, maître de la poste de Nouan, est inhumé dans la nef de l'église en présence de sa famille. Et le curé tient les comptes :

A l'enterrement il y avait dix prêtres et autant au service. Le curé a pris trois livres par prêtre.

Il y a eu vingt-deux livres de cire et vingt-quatre livres d'argent d'offrande.

On lui a donné quatre-vingt messes à dix sols

La cire a coûté dix sols et il l'a vendue quarante sols à la fabrique................. ce fut un enterrement bénéfique pour le curé à défaut du défunt.

La fabrique fournissait des cierges appelés cierges des trépassés, aux enterrements, moyennant trente sols. Le curé a fourni lui-même les cierges, mettant fin à cette pratique qui lui faisait tort, la fabrique gardant les cierges.

Il a fait faire des bans dans presque toute l'église où il n'y en avait que 4 ou 5, cela fait un bon fond de revenus

La fabrique a environ 360 livres de rente. Quand le curé est arrivé dans la paroisse, il était d'usage que la fabrique rende des comptes comme elle voulait. Le curé a mis le nez dans ces comptes et a obligé le preneur gagier à rendre quatre cent livres par sentence de prise de corps.

Les sonneurs sous prétexte d'huile pour graisser les cloches, la mangent en salade. La prochaine fois, ils fourniront l'huile eux-même.

Il faut veiller sur les chandelles. Il n'en faut que trois livres par an et non vingt vu que le jeudi saint, tout le monde en fournit pour mettre dans le paradis...... et ainsi de suite.

Ce curé comptable a décidé que sa paroisse serait rentable et chasse le gaspillage avec la ténacité d'un chien truffier.