30 avril 2016

les maires et la loi

Nous grognons souvent après les maires qui, au XIXe siècle, ne rédigent pas les actes à notre goût (pas assez de détail) alors que la loi nous dit que ces renseignements devraient être indiqués. Comment les maires, sans formation à priori, pouvaient-ils savoir comment rédiger les actes d'état civil ? Ils avaient des modèles. Nous les avons en première page des registres. Et ils avaient des instructions écrites. Souvent le préfet devait les leur rappeler. Et ils étaient contrôlés................... comme le maire de Naveil, qui,... [Lire la suite]
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29 avril 2016

sinistres statistiques

Les guerres, c'est bien connu, font avancer la médecine. Sur le champ de bataille, pas de principe de précaution ni de test sur animaux, la matière est là, humaine et à volonté. La guerre de 1870 est un modèle du genre en ce qui concerne ce qu'il ne faut pas faire : pas de service médical sur le champ de bataille, des voitures qui véhiculent aussi bien les blessés, les varioliques, la nourriture et les couvertures (sans désinfection, bien sur), pas de repos salutaire pour les blessés qui sont transbahutés d'une ambulance à une... [Lire la suite]
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27 avril 2016

Le sacrifice d'un zouave du pape

On connaît l'héroïsme et le sacrifice des zouaves pontificaux pendant la bataille de Loigny. Mourir sur le champ de bataille, destin peu enviable me direz-vous ? Pas certain................ Marie Joseph Edouard Houdet aurait sûrement préféré cette mort là à celle qui l'attendait. Marie Joseph avait vingt-trois ans, natif de Nantes, célibataire, fils d'un négociant, Jacques Louis Houdet et de Marie Camille Magnier de Maisonneuve. Il eut le poignet brisé par une balle, à la bataille de Loigny et fut évacué à Janville. Sa blessure... [Lire la suite]
26 avril 2016

Après la bataille..............

Les 5 et 6 juillet 1809, la bataille de Wagram fait rage et sur les 300 000 soldats présents, entre 55 000 et 77 000 hommes (la fourchette est large) restent sur le champ de bataille, morts ou blessés, tous pays confondus. M. de Breteuil passant près d'un des points du champ de bataille s'arrête devant un groupe de blessés, français et autrichiens. Il leur laisse ce qu'il peut et repart mais pour peu de temps. Un heure après il revient avec cinq voitures prises dans le pays. Il distribue les vivres qu'il a pu trouver dans un... [Lire la suite]
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23 avril 2016

Le massacre des enfants trouvés et des nourrissons

En 1867, le docteur Brochard dresse un réquisitoire sans concession et d'une terrible réalité sur le traitement donné aux nourrissons placés. Pour lui, cela s'apparente à un crime organisé, souhaité et réalisé. "J'ai pendant dix-huit ans observé un fait qui m'a toujours singulièrement frappé et que, dans l'intérêt de la morale, je crois utile de publier. Dans certaines communes pauvres, toujours éloignées du chef-lieu judiciaire de l'arrondissement, on voit des femmes ou des filles qui ont dans toute la contrée, la réputation bien... [Lire la suite]
22 avril 2016

Suite.......... Saint Agil, l'occupation

..... le maire de Saint Agil comme premier officier de la commune est gardé au centre du village, au milieu des troupes, jusqu'à la tombée de la nuit. Nous sommes en novembre, l'hiver s'annonce rigoureux. Le maire faiblit mais l'officier prussien le menace : "si vous bougez encore, je tire sur vous". Difficile d'être plus clair. Le maire est relâché pour la nuit et doit s'occuper des réquisitions de l'occupant, même si celui-ci a largement commencé à se servir. La maison du maire est remplie d'officiers allemands et à l'instant où... [Lire la suite]

21 avril 2016

Le mystère Martin Gougeon

Martin Gougeon est veuf. Il vit à Ambloy, à Champars en 1843, propriétaire. Lors du recensement de 1846, il vit toujours à Champars, rentier. Sa petite-fille, Rosalie, vit chez lui avec son mari et son fils en 1846. Lors du recensement, il est indiqué âgé de quatre-vingt ans. Il quitte la commune pour suivre sa petite-fille à Villerable où il décède. Dans le même temps, à Ambloy, par les listes électorales, je trouve Martin Gougeon, propriétaire à Champars. Le mien ? J'en doute parce que celui-là à vingt-six ans de moins. ... [Lire la suite]
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19 avril 2016

La défense de Saint Agil

Durant la guerre de 1870, les hommes aptes à prendre les armes étaient divisés en plusieurs groupes : les hommes en service actif déjà dans l'armée et la garde mobile pour le front, la garde mobilisée et la garde nationale sédentaire, pour défendre les communes. A Saint Agil, la garde nationale restée sur place, sous les ordres de Paul de Saint Maixent, n'avait pour se défendre que des armes en mauvaise état et des munitions en nombre insuffisant. Les hommes durent eux-même fondre des balles et acheter de la poudre. Ils... [Lire la suite]
17 avril 2016

Le diable aux trousses

Il y avait dans le 2e bataillon, 8e compagnie, des mobiles du Loir et Cher, un brave garçon à moitié idiot nommé Froger. Le capitaine de Maricourt avait tenté plusieurs fois de le faire réformer sans succès. Le pauvre Froger était incapable de rendre le moindre service. Il avait survécu jusqu'ici, à la guerre en restant sous la protection de François Grebonvald, maçon à Rocé de vingt et un ans. François était un excellent soldat, rendu célèbre par la longue pipe en terre, admirablement culottée qu'il portait... [Lire la suite]
15 avril 2016

Quand la nature se déchaine

Le 24 juin 1748, à deux heures du matin, l'orage est très fort sur la Loire à tel point que le curé de Vineuil le qualifie d'ouragan. Le coche qui va à Orléans longe la Loire en pleine tempête. La foudre le frappe au point de le précipiter dans la Loire, un peu au-dessous de la Bercillière. Deux des passagers du carrosse n'y survivent pas. Louise Gaillard, femme de chambre depuis trois ans de madame de la Saussaye, native de Saint Calais, âgée de vingt-cinq à trente ans et Florimond Rabouin, marchand orfèvre de Blois, âgé de... [Lire la suite]