Papal_Zouave

On connaît l'héroïsme et le sacrifice des zouaves pontificaux pendant la bataille de Loigny. Mourir sur le champ de bataille, destin peu enviable me direz-vous ?

Pas certain................ Marie Joseph Edouard Houdet aurait sûrement préféré cette mort là à celle qui l'attendait.

Marie Joseph avait vingt-trois ans, natif de Nantes, célibataire, fils d'un négociant, Jacques Louis Houdet et de Marie Camille Magnier de Maisonneuve.

Il eut le poignet brisé par une balle, à la bataille de Loigny et fut évacué à Janville. Sa blessure le faisait tellement souffrir qu'il ne pouvait trouver le repos qui lui aurait été bien nécessaire.

Ce brave zouave était myope........... mais tellement myope que même avec des lunettes, il ne voyait rien.

Alors que ses compagnons de souffrance lui demandaient comment il pouvait tirer avec une telle vue, sa réponse les prit de cours : il n'a pas tiré un seul coup de feu.

Mais pourquoi s'engager alors qu'une telle myopie le faisait exempter d'office ? Le devoir. Tout est dit. Être zouave pontifical, c'est accepter de tout sacrifier, y compris sa vie.

Des amis de Marie Joseph, Marcellin Jacquault de Nantes et Henri Moraval d'Orléans, négociants comme son père, vinrent le chercher pour l'emmener à Orléans.

Il fut soigné à l'ambulance de la Sainte Enfance, 7 rue d'Escure. Là, on dut l'amputer du bras........... il mourut le lendemain, 8 janvier 1871, un mois après avoir été blessé sur le champ de bataille.

Aurait-il survécu s'il était resté à Janville ? peut-être.......... ou pas. Une chose est sure, amputé, il avait 80% de chance d'y rester........ et ce fut la cas.