Il y a des jours où je déteste décrocher le téléphone.......... en ce moment de crise économique en particulier.

Les entreprises licencient........... beaucoup de quadra-quinquagénaires se retrouvent au chômage, trop vieux (qui l'eut cru !!! trop vieux à 45-50 ans alors que l'on est au milieu seulement, à l'apogée même, de la vie d'un centenaire).

Trop vieux pour retrouver un emploi dans leur branche, alors ils cherchent, une roue de secours, l'idée miraculeuse qui leur permettra de rester dans le monde du travail.

Pour certains, la généalogie est LA solution. Ils en font depuis de années, voir des décennies. Ils aiment cela, passer des journées enfermés dans des salles d'archives poussiéreuses à compulser des liasses et des liasses de document réellement vieux EUX.

Alors ils m'appellent.......... pour suivre une formation, devenir professionnel, pleins d'espoir. Espoir que j'entends s'écrouler au bout du téléphone lorsque je leur parle de la réalité du métier.

Et je déteste cela, devoir leur dire ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre. 3 à 5 années d'exercice de la profession avant d'avoir un revenu, bas le plus souvent. Le combat quotidien pour exister, avoir le droit d'exister, face aux charges sociales, à la concurrence parfois déloyale des cercles, à l'ignorance même de notre existence par le public.

Alors je le dis ici haut et fort : si vous avez besoin d'un métier pour vivre dès maintenant, une famille à charge, des emprunts à rembourser.......... passez votre chemin, avant que la généalogie ne devienne votre enfer personnel.

Peut-être, quand la crise sera passée............ peut-être, mais pas aujourd'hui.

Aujourd'hui, pour se lancer dans la profession de généalogiste familial, il faut d'abord avoir résolu le problème alimentaire. Si votre subsistance est assurée par ailleurs, vous pouvez vous lancer. Sinon, non.