Les transcriptions d'actes de décès recèlent parfois des détails étonnants où les sentiments se mêlent aux réalités de la vie administrative sans que l'on sache très bien où finissent les premiers, où commencent les seconds.

Le 2 juin 1874, Hachille Trecul (avec un H, et oui), infirmier, premier soldat de visite à l'hôpital militaire de Philippeville, en Algérie, s'est noyé dans la mer, à sept heures du soir, alors qu'il se baignait avec un de ses camarades.

C'est le directeur de l'hôpital militaire qui rédige l'acte de décès, en ajoutant ces mots rarement trouvés en un tel endroit : "ce pauvre garçon, très bon sujet, a été regretté de tout le détachement et de ses chefs. Les honneurs militaires funèbres lui ont été rendus le plus dignement possible".

Et d'ajouter ensuite que Hachille laisse derrière lui treize francs cinq centimes que les héritiers pourront récupérer dès qu'ils auront rempli le certificat d'hérédité !!!!